Crystal Distortion & Cyberskum - Serial Raver 1995 - 2007 download mp3 flac
Performer: Crystal Distortion
Genre: Electronic
Album: Serial Raver 1995 - 2007
Released: 2007
Style: Breakbeat, Techno
MP3 version ZIP size: 1486 mb
FLAC version RAR size: 1926 mb
WMA version ZIP size: 1437 mb
Rating: 4.1
Votes: 210
Other Formats: AHX DTS AU FLAC XM MPC AIFF
DVD: Film By Yann Richet
Réalisation / Images: Yann Richet
Production: Pixeland
Montage: Alexandra Vergnault
Musiques: Cyberskum, Crystal Distortion, Aliplays
Mastering: Hubert Marniau @ Studio Voltaire
P&C Vision Alternative
Distributed and manufactured by Play it again Sam.
Dans l’imaginaire d’une majeure partie de la population, les free party relèvent simplement de rassemblements sauvages, organisés de préférence sur des propriétés privées (champs, forêts, bases militaires…) où une certaine catégorie de jeunes se donne rendez-vous, pour écouter des kilos de son techno dégurgités par des murs d’enceintes, tout en s’imprégnant les neurones de psychotropes.
Si il y a une part de vérité dans ce qui vient d’être énoncé, rappelons que sous la Prohibition aux Etats-Unis des soirées illégales étaient organisées et que le rock dans les années 60-70 sera tout aussi décrié pour finalement devenir une musique respectable qui n’effraye plus grand monde. Pourtant les free party (appelées aussi teufs, fêtes libres, Z.A.T. Zone d’Autonomie Temporaire, etc…) ne se synthétisent pas à ce résumé rapide relayé par une grande partie des médias généralistes.
Né au début des années 90, sous le nom de Rave Party, qui deviendront commerciales et mercantiles, les Free Party divergeront de ce courant initial offrant comme alternative la gratuité et l’occupation « illégale » de terrains.
Initié par le collectif anglais Spiral Tribe (regroupant entre autres 69db, Crystal Distortion, Ixindamix, Mark Stormcore, DJ Tal aka Jeff 23, Meltdown Mickey….) qui débarquera en France en 92/93 avant de parcourir et faire découvrir ce courant à travers toute l’Europe, les Free Party font aujourd’hui partie de l’histoire de toute une génération.
Au début des années 90, le réalisateur Yann Richet (auteur du documentaire Traveller Tchèque), tombe rapidement dans le bain de la culture électronique avec les afters Kitkat, les Raves ou une certaine fête à Mallemort qui semble lui faire prendre conscience de l’importance de ce qui est entrain de se passer à l’époque. Par le biais de Cyberskum, il rencontre les Spiral Tribe, Okupé et autres acteurs de la scène free française puis par la suite il devient VJ. En 95, armé d’une caméra, il décide de filmer le courant de l’intérieur, interviewant ses acteurs et ses participants, entrecoupés de scènes de lives, pour un documentaire socioculturel qui montre sans artifice la Free Party telle qu ‘elle était à l’époque, pleine d’utopie et d’envies, une manière de décompresser du monde matérialiste dans lequel chacun vit au quotidien.
La Free Party est pour une partie de la jeunesse, une porte de sortie, un moyen de se lacher librement sans contrainte extérieure, de faire la fête sur 3, 4 jours, voir plus, laissant libre court aux pulsions du corps et de l’esprit. On voit à travers ce documentaire que dès leurs débuts, les teufs sont rapidement réprimées par les autorités. Ces rassemblements de jeunes qui viennent de partout par milliers écouter du son et prendre pour la plupart des drogues, même si cela n’est pas une généralité, effrayent. Les murs d’enceintes déversant des rythmes puissants et tribaux, s’entendent à des kilomètres, inquiétant les populations aux alentours qui voient dans ces bandes de jeunes, habillés le plus souvent en treillis militaires et aux coupes hirsutes, une menace pour la tranquillité de leurs communes. Et comme le dit si bien Minh Thu « Ce qui fait peur c’est l’oisiveté ». Il y a incompréhension et conflit de génération.
11 ans après, que reste-t-il de l’esprit des free, comment ont-elles évolué ? Quel regard portent les acteurs de l’époque ? Un début de réponse est donnée avec le deuxième film, Raver 2.0, qui donne la parole à des artistes comme Crystal Distortion, Cyberskum, Babylon Joke… Le constat n’est pas forcément des plus positifs, l’idée d’offrir une autre alternative de vie, n’ayant pas abouti. Les autorités entre temps ont mis la main sur les fêtes en donnant à certaines la permission de se dérouler, les Sarkovals. Celles qui continuent d’exister de façon underground, se sont faites moins nombreuses et le son s’est uniformisé, pour devenir quasiment hardtek. Comme le dit Crystal Distortion, Il y a eu message, mais ça n’a pas été le même message pour tout le monde.
A travers, les deux documentaires de Serial Raver, un pan de l’histoire de la scène free party est montrée telle quelle a été et ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Quelque chose de mercantile. L’humain est comme ça. La musique électronique est rentrée dans les mœurs, elle illustre les jingles pubs, les journaux télévisés…., la Techno Parade défile chaque année, mais pourtant il continue d’exister une certaine méfiance vis à vis de ce mouvement, qui a pourtant prouvé son ouverture d’esprit, et qui tombera peut-être grâce à ces deux documentaires.
On attend de voir ce que cela va pouvoir devenir. La réponse dans dix ans.
Genre: Electronic
Album: Serial Raver 1995 - 2007
Released: 2007
Style: Breakbeat, Techno
MP3 version ZIP size: 1486 mb
FLAC version RAR size: 1926 mb
WMA version ZIP size: 1437 mb
Rating: 4.1
Votes: 210
Other Formats: AHX DTS AU FLAC XM MPC AIFF
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Tracklist Hide Credits
| CD-1 | –Crystal Distortion | The Start | 4:55 |
| CD-2 | –Cyberskum | Carnet De Bal | 5:35 |
| CD-3 | –Cyberskum | Berliniatch - Live In Berlin | 4:57 |
| CD-4 | –Crystal Distortion | Tray Dippa | 5:15 |
| CD-5 | –Cyberskum | Breakoskunkoacid - Live In Berlin | 5:31 |
| CD-6 | –Crystal Distortion | Faith In Chaos | 3:51 |
| CD-7 | –Cyberskum | I Hear Voices | 5:54 |
| CD-8 | –Crystal Distortion | Pornstar | 5:48 |
| CD-9 | –Crystal Distortion & Cyberskum | Wooo Yeah! | 6:57 |
| CD-10 | –Crystal Distortion & Cyberskum | Marmelade Session | 8:44 |
| CD-11 | –Crystal Distortion | Resident Spirits | 12:26 |
| Serial Raver | |||
| DVD-1 | –Yann Richet | Serial Raver Producer [Auteur, Réalisateur] – Yann Richet |
53:10 |
| DVD-2 | –Yann Richet | Raver 2.0 Producer [Auteur, Réalisateur] – Yann Richet |
37:50 |
| Bonus | |||
| DVD-3 | –Yann Richet | Crystal Distortion Live Au Batofar (Décembre 2006)Producer [Réalisation] – Yann Richet |
48:38 |
Companies, etc.
- Distributed By – Play It Again Sam [PIAS] – 146.0017.033
- Manufactured By – Play It Again Sam [PIAS]
- Phonographic Copyright (p) – Vision Alternative
- Copyright (c) – Vision Alternative
Credits
- Artwork – Clandestin
- Mastered By – Hubert Marniau
- Music By – Aliplays, Crystal Distortion, Cyberskum
- Photography – Yann Richet
Notes
CD: Album By Crystal Distortion & CyberskumDVD: Film By Yann Richet
Réalisation / Images: Yann Richet
Production: Pixeland
Montage: Alexandra Vergnault
Musiques: Cyberskum, Crystal Distortion, Aliplays
Mastering: Hubert Marniau @ Studio Voltaire
P&C Vision Alternative
Distributed and manufactured by Play it again Sam.
Dans l’imaginaire d’une majeure partie de la population, les free party relèvent simplement de rassemblements sauvages, organisés de préférence sur des propriétés privées (champs, forêts, bases militaires…) où une certaine catégorie de jeunes se donne rendez-vous, pour écouter des kilos de son techno dégurgités par des murs d’enceintes, tout en s’imprégnant les neurones de psychotropes.
Si il y a une part de vérité dans ce qui vient d’être énoncé, rappelons que sous la Prohibition aux Etats-Unis des soirées illégales étaient organisées et que le rock dans les années 60-70 sera tout aussi décrié pour finalement devenir une musique respectable qui n’effraye plus grand monde. Pourtant les free party (appelées aussi teufs, fêtes libres, Z.A.T. Zone d’Autonomie Temporaire, etc…) ne se synthétisent pas à ce résumé rapide relayé par une grande partie des médias généralistes.
Né au début des années 90, sous le nom de Rave Party, qui deviendront commerciales et mercantiles, les Free Party divergeront de ce courant initial offrant comme alternative la gratuité et l’occupation « illégale » de terrains.
Initié par le collectif anglais Spiral Tribe (regroupant entre autres 69db, Crystal Distortion, Ixindamix, Mark Stormcore, DJ Tal aka Jeff 23, Meltdown Mickey….) qui débarquera en France en 92/93 avant de parcourir et faire découvrir ce courant à travers toute l’Europe, les Free Party font aujourd’hui partie de l’histoire de toute une génération.
Au début des années 90, le réalisateur Yann Richet (auteur du documentaire Traveller Tchèque), tombe rapidement dans le bain de la culture électronique avec les afters Kitkat, les Raves ou une certaine fête à Mallemort qui semble lui faire prendre conscience de l’importance de ce qui est entrain de se passer à l’époque. Par le biais de Cyberskum, il rencontre les Spiral Tribe, Okupé et autres acteurs de la scène free française puis par la suite il devient VJ. En 95, armé d’une caméra, il décide de filmer le courant de l’intérieur, interviewant ses acteurs et ses participants, entrecoupés de scènes de lives, pour un documentaire socioculturel qui montre sans artifice la Free Party telle qu ‘elle était à l’époque, pleine d’utopie et d’envies, une manière de décompresser du monde matérialiste dans lequel chacun vit au quotidien.
La Free Party est pour une partie de la jeunesse, une porte de sortie, un moyen de se lacher librement sans contrainte extérieure, de faire la fête sur 3, 4 jours, voir plus, laissant libre court aux pulsions du corps et de l’esprit. On voit à travers ce documentaire que dès leurs débuts, les teufs sont rapidement réprimées par les autorités. Ces rassemblements de jeunes qui viennent de partout par milliers écouter du son et prendre pour la plupart des drogues, même si cela n’est pas une généralité, effrayent. Les murs d’enceintes déversant des rythmes puissants et tribaux, s’entendent à des kilomètres, inquiétant les populations aux alentours qui voient dans ces bandes de jeunes, habillés le plus souvent en treillis militaires et aux coupes hirsutes, une menace pour la tranquillité de leurs communes. Et comme le dit si bien Minh Thu « Ce qui fait peur c’est l’oisiveté ». Il y a incompréhension et conflit de génération.
11 ans après, que reste-t-il de l’esprit des free, comment ont-elles évolué ? Quel regard portent les acteurs de l’époque ? Un début de réponse est donnée avec le deuxième film, Raver 2.0, qui donne la parole à des artistes comme Crystal Distortion, Cyberskum, Babylon Joke… Le constat n’est pas forcément des plus positifs, l’idée d’offrir une autre alternative de vie, n’ayant pas abouti. Les autorités entre temps ont mis la main sur les fêtes en donnant à certaines la permission de se dérouler, les Sarkovals. Celles qui continuent d’exister de façon underground, se sont faites moins nombreuses et le son s’est uniformisé, pour devenir quasiment hardtek. Comme le dit Crystal Distortion, Il y a eu message, mais ça n’a pas été le même message pour tout le monde.
A travers, les deux documentaires de Serial Raver, un pan de l’histoire de la scène free party est montrée telle quelle a été et ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Quelque chose de mercantile. L’humain est comme ça. La musique électronique est rentrée dans les mœurs, elle illustre les jingles pubs, les journaux télévisés…., la Techno Parade défile chaque année, mais pourtant il continue d’exister une certaine méfiance vis à vis de ce mouvement, qui a pourtant prouvé son ouverture d’esprit, et qui tombera peut-être grâce à ces deux documentaires.
On attend de voir ce que cela va pouvoir devenir. La réponse dans dix ans.
Barcode and Other Identifiers
- Barcode: 5 413356 138948
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